Il y a des inaugurations qui coupent des rubans. Et d’autres qui coupent avec un passé révolu. Celle du nouveau siège provincial de la Direction générale de la Documentation et de l’Immigration (DGDI) à Franceville appartient à la seconde catégorie. Ce samedi, le vice-président du gouvernement Hermann Immongault, représentant le président Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement ouvert les portes de cette infrastructure moderne, en présence de plusieurs membres du gouvernement, d’autorités administratives et de responsables de la sécurité. Une cérémonie qui intervient vingt-quatre heures seulement après l’inauguration du poste frontalier modernisé de Kabala, deux actes fondateurs en deux jours, comme si l’État voulait signifier que la modernisation du Haut-Ogooué ne se fait plus à petits pas.
1 288 m² au service des citoyens : accueil, proximité, efficacité, sécurité
Construit sur une superficie de 1 288,86 m², le nouveau siège provincial de la DGDI à Franceville est taillé pour répondre aux exigences d’une administration du XXIe siècle. Une salle d’accueil pouvant recevoir 79 usagers, trois box d’enrôlement de dernière génération, et un guichet unique permettant de traiter sous un même toit les passeports, cartes nationales d’identité électroniques, cartes de séjour et visas. Fini le temps des files d’attente interminables dans des locaux vétustes. Le ministre de l’Intérieur Adrien Nguema Mba a résumé la vision en quatre mots : « accueil, proximité, efficacité et sécurité ». Une formule concise pour une ambition qui, elle, ne l’est pas.
Un symbole architectural de la puissance publique

Pour le directeur général sortant de la DGDI, Bernard Ngamankala, cette réalisation s’inscrit dans une dynamique de transformation profonde de l’institution. « L’idée de la modernisation des services est une culture ancrée à la DGDI », a-t-il déclaré, saluant les efforts accomplis. Le maire de Franceville, Fernand Joumas Paulin, n’a pas caché son émotion : « Nous voyons dans ce chef-d’œuvre architectural la force de la puissance publique, élément essentiel dans l’assise d’un État au service de ses populations. » Des mots qui résonnent comme une reconnaissance : l’État n’a pas oublié Franceville.
Un levier stratégique face aux défis migratoires contemporains
Au-delà de l’amélioration du service aux usagers, ce nouveau siège constitue un outil stratégique dans la gestion des flux migratoires, que le ministre de l’Intérieur a qualifié de « défi contemporain » exigeant une adaptation permanente de l’État. Le Haut-Ogooué confirme ainsi son rôle charnière dans la modernisation des services publics gabonais, et dans la promesse d’un État enfin au plus près de ses citoyens.




